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Fuir

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La charge que ces réfugiés représente est en grande partie assumée loin de chez nous, puisque trois quarts des réfugiés vivent en Afrique, en Amérique latine, en Asie ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient. La plupart des personnes en fuite restent dans leur pays ou se réfugient dans un pays voisin. Les personnes forcées de fuir n’ont souvent ni les ressources financières, ni la force ou la possibilité d’entamer un long voyage. Leur préoccupation: survivre. Seule une faible proportion de réfugiés arrivent jusqu’en Europe ou en Suisse pour demander l’asile.

Tâche GE-1
Regarde le film de Mano Khalil. À quoi penses-tu en le regardant? Quels sentiments ce film déclenche-t-il en toi? Inscris tes réponses dans les bulles de pensées.
- Réflexions sur la question de savoir où et comment les gens dorment et logent durant leur fuite
- Réflexions sur les personnes- Sentiments
- Questions





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Tâche GE-2
Lis les déclarations des réfugiés tirées du film. Pour quelles raisons ont-ils dû fuir et où ont-ils fui? Note tes réponses. Sur la base de ces déclarations, réfléchis à ce que signifie «être chez soi» pour ces réfugiés. Ont-ils franchi une frontière nationale? Compare les déclarations des réfugiés dans le film avec d’autres citations de réfugiés. Disent-elles la même chose? Comment comprends-tu leurs déclarations? Comment te sens-tu lorsque tu entends ces déclarations?

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Informations sur le cinéaste Mano Khalil
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Faits

Tâche GE-3
Les affirmations ci-dessous sont-elles correctes? Justifie tes réponses:
- Tous fuient vers l’Europe.
- Ce sont surtout des jeunes hommes qui fuient.
- Un nombre particulièrement élevé de réfugiés veulent venir en Suisse.
- Fuir, c’est difficile, mais ça ne dure pas longtemps.

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Termes

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Pays

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Soudan du Sud

Somalie

Liban

Syrie

Afghanistan

Myanmar

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Gens

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Aziz

Afghanistan

Abdi

Somalia 

Maleika

Südsudan

Hayat

Syrien

Mohammed

Syrien

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Et toi?

Si le nombre de requérants d’asile est actuellement en baisse en Suisse, celui des personnes ayant dû fuir leur pays n’a jamais été aussi élevé que ces dernières années. Aujourd’hui, près de 70 millions de personnes se trouvent dans cette situation à travers le monde. As-tu déjà réfléchi à ce que cela signifie d’être obligé de quitter sa maison, sa famille et son pays? À ce que cela fait d’être en fuite et d’arriver dans un lieu où personne ne t’attend, le plus souvent en n’ayant pu emmener que le strict nécessaire? Dans une telle situation, que mettrais-tu dans ton sac et que laisserais-tu sur place?

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Tâche GE-5
Si tu ne pouvais emporter que quatre objets, lesquels, parmi les dix proposés, choisirais-tu?
Et pour quelle raison choisirais-tu précisément ceux-ci?

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CH-Asile

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Les personnes qui se réfugient en Suisse pour échapper aux persécutions peuvent déposer une demande d’asile dans l’un des centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA) du Secrétariat d’État aux migration (SEM). Les CFA se trouvent à Altstätten, Bâle, Berne, Boudry, Chiasso et Zurich. La mission des CFA est double: héberger les requérants d’asile et leur faire passer les étapes de la procédure. La durée maximale de séjour dans un CFA est de 140 jours. S’il n’est pas possible de statuer sur une demande d’asile dans ce délai, par exemple parce que des investigations supplémentaires sont nécessaires, le requérant d’asile est attribué à un canton, où il est logé et encadré jusqu’à la clôture définitive de la procédure d’asile.
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1. Accueil au CFA
À leur arrivée dans l’un des CFA, les requérants d’asile doivent remplir une fiche avec leurs données personnelles et remettre leurs documents de voyage et d’identité. Ensuite, on leur attribue une chambre et un lit.

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2. Enregistrement
Le requérant d’asile est enregistré et photographié. La photo et les données personnelles servent à la constitution du dossier pour la procédure d’asile.

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3. Empreintes digitales
Les empreintes digitales de chaque requérant sont relevées et comparées avec celles enregistrées dans la banque de données européenne Eurodac. Eurodac permet d’établir si la personne concernée a déjà déposé une demande d’asile dans un autre pays ou si elle est venue en Suisse en passant par un pays tiers où elle serait en sécurité. Si ses empreintes digitales ont déjà été relevées dans un autre État signataire de l’accord de Dublin, c’est ce pays qui est responsable du traitement de la demande d’asile. L’accord de Dublin vise à empêcher qu’une même personne demande l’asile dans plusieurs États membres, simultanément ou consécutivement.
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4. Audition sur les données personnelles
Dès le premier jour, tout requérant d’asile a droit à un conseil et un représentant juridiques gratuits. Lors d’un entretien approfondi, le requérant d’asile est questionné sur les motifs qui l’ont conduit à chercher protection en Suisse et sur l’itinéraire suivi pour arriver en Suisse. Cet entretien a aussi pour but de clarifier l’identité, l’origine et les conditions de vie du requérant.

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Lors de l’audition sur les motifs d’asile, le requérant d’asile peut expliquer de manière détaillée les raisons qui l’ont conduit à fuir et étayer ses dires au moyen de preuves, par exemple des convocations de police, des jugements, des certificats médicaux ou des photos. À l’aide de ces informations, le SEM examine si une personne peut être reconnue comme réfugié et obtenir l’asile. Si la demande d’asile est rejetée, le SEM clarifie si la personne concernée peut ou non retourner dans son pays d’origine ou de provenance.
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Les réfugiés sont des personnes qui, dans leur État d’origine ou dans le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices ou craignent à juste titre de l’être en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de leurs opinions politiques (art. 3, al. 1, de la loi sur l’asile).
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TÂCHE CHAP-1
Audition sur les motifs d’asile (processus)
Regarde le film sur la procédure d’asile. Dans le centre, chaque requérant d’asile est entendu une ou plusieurs fois sur ses motifs d’asile. En règle générale, quatre personnes sont présentes aux auditions, qui sont l’élément central de la procédure d’asile. Note les objectifs et les tâches des personnes présentes. De plus amples informations sur les auditions se trouvent en ligne.

TÂCHE CHAP-2
Film «La procédure accélérée en Suisse», trouver la décision rendue par le SEM
Le film intitulé «La procédure d’asile en Suisse» présente les principaux aspects de la procédure d’asile. Regardez le film à deux, puis trouvez la décision rendue par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et notez là pour chacun des requérants d’asile.

TÂCHE CHAP-3
Perspectives – rêve et réalité
La décision d’asile représente un moment-clé pour la personne concernée. Comment la personne que tu as choisie réagit-t-elle par rapport à cette décision? Note les réflexions et les questions qui te viennent à l’esprit; tu auras besoin de ces notes au moment de clore le sujet.












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Perspectives

che GE-6
Malgré les efforts déployés par les organisations internationales pour créer des perspectives sur place, des millions de personnes fuient leur pays. Leur détresse est donc plus grande que la foi en un avenir dans leur pays.
À ton avis, qu’est-ce qui aurait pu inciter les gens à rester dans leur pays? Tu en apprendras davantage sur ces efforts dans les six présentations. Développe des solutions possibles et note-les.

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Liens

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Facts

70,8 millions de personnes ont été en fuite en 2018. Deux tiers des personnes en fuite restent dans leur pays:
- 41,3 millions ont fui au sein de leur propre pays (déplacés internes)
- 25,9 millions ont fui hors de leur pays (réfugiés)
- 3,5 millions ont déposé une demande d’asile quelque part dans le monde (requérants d’asile)
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Chaque jour, 37 000 personnes sont contraintes de fuir.
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La moitié des personnes déplacées sont des enfants ou des jeunes de moins de 18 ans.
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Environ deux tiers des réfugiés viennent des cinq pays suivants:
- Syrie: 6,7 millions
- Afghanistan: 2,7 millions
- Soudan du Sud: 2,3 millions
- Myanmar: 1,1 million
- Somalie: 0,9 million
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Ce sont toujours les pays proches qui portent l’essentiel du fardeau. Plus de 80 % de l’ensemble des réfugiés sont accueillis par des pays émergents et des pays en développement:
- Turquie: 3,7 millions de réfugiés accueillis
- Pakistan: 1,4 million
- Ouganda: 1,2 million
- Soudan: 1,1 million
- Allemagne: 1,1 million
- Suisse: 104 000

Source: HCR 2018
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En 2019, 14 269 personnes ont déposé une demande d’asile en Suisse.
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Les requérants d’asile, les réfugiés reconnus et les personnes admises à titre provisoire représentent environ 1% de la population totale de la Suisse.
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Le Liban est le pays au monde qui compte le plus de réfugiés par rapport à sa population. Dans ce pays, une personne sur six est une personne en fuite. Dans ce classement, la Jordanie est en 2e position (1 personne sur 14) et la Turquie en 3e (1 personne sur 22).
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Tâche AZ-1
Découvre, à l’aide des informations qui figurent sur le site Internet, comment Aziz vivait avant de fuir son pays. Inscris les résultats dans les quatre rubriques et discutes-en avec les membres de ton groupe.

Tâche AZ-2
Les motifs qui amènent une personne à fuir son pays sont variés. Fais-toi une idée de la situation des Hazaras en Afghanistan au moment où Aziz a fui ce pays et note les principaux éléments. Essaie aussi d’identifier les raisons qui ont conduit Aziz à fuir.

Tâche AZ-3
Décris, au moyen de la carte, l’itinéraire suivi par Aziz : quels pays a-t-il traversés durant sa fuite?

Tâche AZ-4
Aziz a été sur les routes pendant plus de quatre ans – souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Le récit de sa fuite permet de s’en faire une idée. Note sous forme de mots-clés dans les rubriques ce que tu as appris sur ce qu’il a vécu durant sa fuite.

Tâche AZ-5
Les cinq personnes (Aziz, Abdi, Hayat, Malaika et Mohammed) qui ont fui leur pays sont toutes arrivées en un lieu où elles sont en sécurité, mais où personne ne les attendait, en un lieu où elles ne sont peut-être pas les bienvenues. Comment parviennent-elles à trouver leurs marques dans ce nouvel environnement? Quels sont leurs perspectives et leurs rêves? Et quelle est la réalité? Comment pourrait-on faciliter leur intégration?

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«Bonjour, je m’appelle Aziz Poladi. J’ai 31 ans et je viens de Bamiyan, qui se situe dans le centre de l’Afghanistan.»
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«Je vivais avec mes parents et ma sœur à Bamiyan. Nous appartenons au groupe ethnique des Hazaras.»

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«Mon père avait un petit magasin d’alimentation. Nous habitions à l’étage, au-dessus de l’épicerie.»

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«Dans mon temps libre, j’aimais beaucoup retrouver des amis pour fabriquer des cerfs-volants.»
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«En 1998, la situation est devenue insupportable. Lorsque les Talibans sont arrivés au pouvoir, ils ont imposé des règles très strictes. Les femmes ont dû se voiler et cesser de travailler, les filles ont été exclues des écoles. Les hommes devaient se laisser pousser la barbe. La musique, la télévision, le cinéma et le sport furent interdits.»


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«Les Talibans punissaient sévèrement ceux qui ne respectaient pas les règles. Il arrivait même qu’ils exécutent des gens en pleine rue.»
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13 octobre 2000
«Après que les talibans ont pris le pouvoir, nous craignions pour notre vie. Nous devions nous cacher et n’osions même plus sortir dans la rue. Morts de peur, nous avons décidé de fuir l’Afghanistan. Nous avons vendu tous nos biens et toute la famille s’est enfuie en Iran.»

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Compétitions de cerfs-volants
En Afghanistan, les garçons et les hommes se livrent à des compétitions acharnées de cerfs-volants. Très appréciées, ces joutes furent interdites sous le régime des talibans, des partisans de l'islamisme radical.
L’écrivain Khaled Hosseini a dressé un monument à ce sport en 2003 dans son roman Les cerfs-volants de Kaboul. En 2007, le réalisateur suisse Marc Forster en a tiré un film qui porte le même titre.

Lien vers la bande-annonce
Télécharger les instructions pour fabriquer un cerf-volant (PDF)

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«En partant, nous n’avons emporté que le strict nécessaire : quelques vêtements, mon téléphone portable, un bonnet et des gants chauds. Quelques économies et les bijoux de ma mère constituaient notre seule réserve.»
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L’habit des hommes en Afghanistan
se compose de deux pièces: une tunique qui descend jusqu’aux genoux (kameez) et un pantalon bouffant (salwar) qui est maintenu à la taille au moyen d’une ceinture.
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Pakol (béret traditionnel) d’Afghanistan
Dans les régions montagneuses d’Afghanistan, les hommes portent ce couvre-chef bien chaud depuis des siècles. Bien qu’il n’ait pas été introduit par les talibans, ce béret nous rappelle leur mouvement, car ses membres l’arborent souvent.


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Bijou d’Afghanistan
Les bijoux font partie de la dot qu’une femme afghane reçoit de son mari lors de son mariage. Cette dot reste en sa possession même en cas de divorce. L’épouse peut décider elle-même de son usage.


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«Une fois en Iran, nous avons travaillé illégalement comme ouvriers agricoles ou dans la construction. Nous n’avions pas de permis de séjour, aucun droit et pas d’argent.»

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«Plus d’une fois, j’ai été battu parce que j’étais Afghan. À l’hôpital, on ne m’a pas soigné. Et je ne pouvais naturellement pas m’adresser à la police. C’était dur à vivre. La situation de nos connaissances qui avaient fui en Europe était bien meilleure.»
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«Au bout de trois ans en Iran, j’ai décidé de gagner l’Europe seul.»
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«Mon père a trouvé un passeur qui devait me conduire à Istanbul pour 2000 dollars. Il a été convenu que le contact à Istanbul ne serait payé que lorsque j’aurais appelé chez moi.»

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«Après un long et pénible trajet en voiture, nous avons marché pendant quatre jours à travers les montagnes. Il faisait très froid.»

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«Mes chaussures sont tombées en lambeaux. En chemin, les passeurs ont abattu un vieil homme s’était écroulé d’épuisement et ont laissé son corps au bord du chemin.»

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«En Turquie, les passeurs nous ont entassés dans un petit bateau surchargé, qui devait atteindre la Grèce de nuit.»
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«Lorsque j’ai demandé un gilet de sauvetage, j’ai dû le payer.»
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«Ils ont ensuite disparu, nous abandonnant à notre sort. Aucun d’entre nous n’avait navigué auparavant et la plupart ne savaient pas nager.»
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«Nous avions terriblement peur de nous noyer comme tant d’autres avant nous.»
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Morts ou disparus
En 2018, plus de 2300 réfugiés sont morts ou ont été portés disparus.

D’où viennent les personnes qui rallient l’Europe en traversant la Méditerranée? 10,2% viennent du Nigéria, 9,9% de Syrie, 6,8% de la Guinée, 6,8% de la Côte d’Ivoire et 5,8% du Maroc.

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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que les groupes de passeurs internationaux amassent ainsi plus de 10 milliards de dollars par année.

Les passeurs proposent également leurs services en ligne. Certains fournissent des informations sur les itinéraires actuels. D’autres proposent de faux papiers ou des trajets en bateau ou en camion.
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«J’ai passé une année en Grèce. Je gagnais un peu d’argent, recevais parfois des habits et de la nourriture d’une œuvre d’entraide.»

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«Finalement, j’ai confié mes maigres économies à d’autres passeurs, qui m’ont conduit en Italie dans un camion frigorifique.»

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«Je savais que certains étaient morts en voyageant ainsi, soit de froid soit d’asphyxie, mais je n’avais pas d’autre choix.»
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«À Trieste, j’ai pris le train pour la Suisse. Comme je n’avais pas de quoi acheter un billet, j’ai dû voyager clandestinement.»

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«Lorsque les gardes-frontière m’ont contrôlé, je leur ai expliqué que je voulais demander l’asile en Suisse. Ils m’ont alors transféré au centre fédéral pour requérants d’asile à Chiasso.»
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«Là, j’ai partagé une pièce avec dix autre personnes. Je dormais mal et ne pouvais jamais m’isoler. À part apprendre l’allemand et faire du nettoyage, je n’avais pas grand-chose à faire.»
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«Dans la salle de jeux, je pouvais oublier ma peur et mes soucis pendant quelques heures. »
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«Dans le centre pour requérants d’asile, j’ai dû expliquer, lors d’un entretien, pourquoi je demandais l’asile en Suisse. J’ai dû attendre quelques mois avant de recevoir la décision officielle: ma demande d’asile a été rejetée mais je suis autorisé à rester provisoirement en Suisse. Cela signifie que je peux rester en Suisse jusqu’à ce que la situation en Afghanistan s’améliore.»
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«En Suisse, je me sens en sécurité, mais ce n’est que provisoire. Il faut que je renouvelle mon permis F chaque année. Personne ne sait si je vais pouvoir rester durablement en Suisse. J’espère vraiment obtenir une autorisation de séjour à plus long terme.»

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«Après avoir reçu la décision, je me suis mis à chercher du travail, ce qui est très difficile pour les personnes admises provisoirement. Ce statut effraie beaucoup d’employeurs. J’ai donc reçu de l’aide sociale. Au bout de trois ans et de nombreux refus, j’ai enfin trouvé un emploi comme aide de cuisine.»

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«L’argent que je gagne me permet tout juste de m’en sortir. Lorsqu’il m’en reste un peu, je l’envoie en Iran, pour soutenir ma famille. Tous me manquent beaucoup. J’essaie de maintenir un contact régulier avec eux. Mon rêve est de fonder une famille ici, dans mon pays d’accueil.»

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Population locale
Certaines personnes vivant à proximité des centres fédéraux y font du bénévolat: elles organisent différentes activités telles que du soutien scolaire, des jeux pour les enfants, des manifestations sportives, des cafés-rencontres, des excursions ou des sorties au théâtre. La direction de chaque centre s’efforce de soutenir ces initiatives.
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Casier
Dans un centre fédéral pour requérants d’asile, les requérants disposent d’un casier et d’un lit. Ils partagent la cuisine, la salle à manger, une salle de loisir et les installations sanitaires avec les autres requérants. Ils reçoivent 3 francs d’argent de poche par jour.

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Admission provisoire
Aziz n’a pas obtenu le statut de réfugié parce qu’il n’a pas pu prouver qu’il avait été personnellement persécuté. Lors des entretiens, il a déclaré qu’il avait fui la guerre en Afghanistan. Comme la situation dans son pays ne permet pas de le renvoyer chez lui pour le moment, il est admis provisoirement en Suisse (permis F). Des guerres civiles, de graves problèmes de santé ou des sanctions disproportionnées en cas de retour peuvent être des motifs d’admission provisoire.


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Tâche AB-1
Découvre, à l’aide des informations qui figurent sur le site Internet, comment Abdi vivait avant de fuir son pays. Inscris les résultats dans les quatre rubriques et discutes-en avec les membres de ton groupe.

Tâche AB-2
Les motifs qui amènent une personne à fuir son pays sont variés. Fais-toi une idée de la situation qui régnait en Somalie lorsqu’Abdi a fui ce pays et note les principaux éléments. Essaie aussi d’identifier les raisons qui ont conduit Abdi à fuir.

Tâche AB-3
Décris, au moyen de la carte, l’itinéraire suivi par Abdi : quelles régions a-t-il traversées durant sa fuite?

Tâche AB-4
Abdi a été longtemps sur les routes – souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Le récit de sa fuite permet de s’en faire une idée. Note sous forme de mots-clés dans les rubriques ce que tu as appris sur ce qu’il a vécu durant sa fuite.

Tâche AB-5
Les cinq personnes (Aziz, Abdi, Hayat, Malaika et Mohammed) qui ont fui leur pays sont toutes arrivées en un lieu où elles sont en sécurité, mais où personne ne les attendait, en un lieu où elles ne sont peut-être pas les bienvenues. Comment parviennent-elles à trouver leurs marques dans ce nouvel environnement? Quels sont leurs perspectives et leurs rêves? Et quelle est la réalité? Comment pourrait-on faciliter leur intégration?

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«Bonjour, je m’appelle Abdi Farah. J’ai à peu près 50 ans et je viens de Somalie.»

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«Ma femme et moi vivions avec nos trois enfants dans un village du sud de la Somalie.»

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«La nuit, nous pouvions entendre le bruit des vagues. Depuis mon enfance, j’ai travaillé comme pêcheur. Comme les eaux somaliennes ne manquent pas de poisson, la pêche était toujours bonne.»
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«Ma femme gardait quelques chèvres. Le soir, nous nous réunissions pour raconter des histoires et chanter des chansons.»
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15 septembre 2008
«Un jour, le groupe terroriste Al-Shabaab a attaqué notre village. Notre fils aîné a été tué. Craignant pour notre sécurité, nous sommes partis en toute hâte.»
     
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«En partant, nous n’avons emporté que le strict nécessaire: une photo de la famille, une canne pour marcher, un filet de pêche, ma coiffe traditionnelle et un récipient en bois pour transporter l’eau.»
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Filet de pêche (Somalie)
Sur les côtes somaliennes, la pêche permettait naguère de bien vivre. Depuis que de gros chalutiers étrangers ont vidé de ses poissons la mer au large des côtes somaliennes, les pêcheurs ont de la peine à trouver de quoi vivre.
En Somalie, beaucoup de pêcheurs ont dû fuir leurs villages à cause des attaques du groupe terroriste al-Shabaab. Ils ont ainsi perdu leur source de revenus et leurs moyens de subsistance.
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Canne fabriquée en Somalie
«Ne donne ta canne qu’à celui qui te la rendra.»
Des cannes de ce genre sont fabriquées en Somalie et les éleveurs nomades somaliens s’en servent encore de nos jours.


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«Nous avons trouvé refuge chez des connaissances. Comme le groupe terroriste a occupé la côte, je n’ai plus pu pêcher et j’ai de la peine à nourrir ma famille.»

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«Voilà pourquoi nous avons été obligés de marier notre fille de 14 ans avec un parent éloigné âgé de 40 ans. J’espère qu’elle aura une vie heureuse et qu’elle n’aura plus à souffrir de la faim.»
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Mariages d’enfants
Les catastrophes naturelles causées par les changements climatiques, telles que les sécheresses ou les inondations, font augmenter le nombre de mariages forcés: une fille mariée signifie une bouche de moins à nourrir. Les projets dans le domaine de la sécurité alimentaire permettent de prévenir les famines sur le long terme en visant, par exemple, à améliorer le stockage des aliments pour limiter les pertes ou à améliorer la gestion des réserves d’eau.
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WFP est l’abréviation de World Food Programme (en français : Programme alimentaire mondial ou PAM). Le PAM fait partie de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et c’est la plus grande organisation humanitaire au monde. Il fournit des denrées alimentaires aux victimes de guerres, de conflits ou de catastrophes naturelles. Avec la multiplication des conflits armés et des sécheresses dues au changement climatique, de plus en plus de gens dépendent de l’aide alimentaire internationale, tout spécialement en Somalie.
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«Comme nous ne pouvions pas rester chez nos connaissances, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Merka. Là, ma femme a mis notre quatrième enfant au monde. Elle n’a pas survécu aux complications de l’accouchement malgré l’assistance médicale reçue. Le nouveau-né est mort lui-aussi. À présent, je suis seul avec notre cadet.»

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«À Merka, nous avons été accueillis par des parents éloignés qui habitent à l’extérieur de la ville. Nous avons vécu à quatre dans une simple hutte faite de branches et de toiles, souvent inondée en cas de pluie. Nous avons dormi à même le sol, sur des nattes.»
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«Comme je me sentais très faible, je suis allé à l’hôpital de Merka, où j’ai dû attendre longtemps avant que l’on m’examine. Le médecin a diagnostiqué une tuberculose. C’est une maladie incurable et cela m’a fait un grand choc. Heureusement, de temps à autre, je reçois un médicament pour calmer ma toux.»

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Natte tressée (Somalie)
Ces nattes et ces corbeilles tressées avec art sont fabriquées par des femmes. On en trouvait naguère dans tous les ménages somaliens. On les complète aujourd’hui par des nattes et des plats en plastique produits en Asie. Les objets faits à la main restent néanmoins très appréciés et largement utilisés.

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L’hôpital de Merka
assure des soins médicaux, également pour les déplacés internes comme Abdi (personnes réfugiées dans leur propre pays). En Somalie il n’y a qu’un médecin pour 28 570 habitants. En Suisse, on compte plus de quatre médecins pour 1000 habitants.
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«Pendent la sécheresse de 2011, la nourriture et l’eau étaient très rares. En quête d’une vie meilleure, nous sommes repartis cette fois-ci jusqu’à Mogadiscio. Mon fils, toujours plus faible, a fini par succomber à la sous-alimentation»
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Chèvres
Avec le soutien financier de la Suisse, le CICR a pu aider de nombreuses familles à survivre à la sécheresse en 2011 en fournissant à chacune deux ou trois chèvres.
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«Le lotissement dans lequel j’avais vécu à peine une année a été évacué de force. Les propriétaires du terrain ne voulaient plus de nous. J’ai dû partir. Ne sachant où aller, j’ai fini par me rendre à Afgooye, parce qu’on m’a dit que la situation y était meilleure. Je n’avais plus de famille pour m’héberger. Je ne pouvais pas non plus aller chez ma fille, car elle vit à l’étranger avec son mari.»
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«À Afgooye, les choses ne vont pas beaucoup mieux, mais je n’ai pas autre choix que de rester ici. J’ai perdu toute ma famille et le chagrin me mine. Je ne peux pas retourner dans mon village, car les Al-Shabaab contrôlent toujours la région. Je n’ai pas les moyens de payer un passeur pour aller ailleurs. Je suis de toute façon trop faible pour poursuivre le voyage.»
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«Je n’ai plus beaucoup d’espoir. Mais des connaissances m’ont dit que nous, qui avons dû fuir au sein de notre propre pays, recevrons peut-être plus d’aide de la part des pays riches. J’espère simplement que je pourrai de nouveau avoir mes médicaments. Depuis que j’ai quitté Merka, je ne reçois plus mon médicament contre la toux gratuitement.»
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«Heureusement, il me reste les chansons poétiques. Mon rêve serait de gagner suffisamment d’argent avec mes chansons pour ne plus connaître la faim. Le soir, dans mon lit, je compose. Le chant fait partie de nos traditions. Lorsque je chante, les gens me témoignent du respect et certains me donnent même parfois quelques sous.»

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«De temps en temps, ma fille m’envoie un peu d’argent de l’étranger. Cela m’aide à m’en sortir, mais ne remplace pas ma fille. Elle me manque beaucoup, car elle est tout ce qui me reste.»
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Déplacés internes
En Somalie, la plupart des quelque 800 000 personnes déplacées internes vivent dans des campements précaires, souvent surpeuplés et mal protégés contre les dangers comme les incendies ou les intempéries. On n’y trouve souvent ni eau propre, ni installations sanitaires, ni soins médicaux.
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Il est fréquent que les campements improvisés soient évacués de force. Chaque année, près de 130 000 personnes sont ainsi chassées une nouvelle fois et obligées de se rabattre sur des endroits encore moins sûrs, où les conditions de vie sont encore pires.
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CAATEEYE

Nous avons eu souvent faim. Nous avons eu souvent soif. Pourtant, dans l'ensemble, nous n'avons pas eu de malchance. La vie est pleine de problèmes et elle est courte - courte comme un voyage ne nécessitant qu'une nuit de repos. Souvent, la nourriture que nous avions était maigre. Mais n'y avait-il pas parfois un puits de viande et de lait en abondance? Et il y avait des jours et des nuits. Cela ne pourra jamais être oublié. Tu te souviens d'eux, Cutiya, n'est-ce pas? Et si Dieu le permet D'autres choses merveilleuses de ce genre nous attendent encore.

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Tâche HA-1
Découvre, à l’aide des informations qui figurent sur le site Internet, comment Hayat vivait avant de fuir son pays. Inscris les résultats dans les quatre rubriques et discutes-en avec les membres de ton groupe.

Tâche HA-2
Les motifs qui amènent une personne à fuir son pays sont variés. Fais-toi une idée de la situation qui régnait en Syrie lorsque Hayat a fui ce pays et note les principaux éléments. Essaie aussi d’identifier les raisons qui ont conduit Hayat à fuir.

Tâche HA-3
Décris, au moyen de la carte. l’itinéraire suivi par Hayat: quelles régions a-t-elle traversées durant sa fuite?

Tâche HA-4
Hayat n’a pas fui seule. Le récit de sa fuite permet d’en savoir plus. Note en quelques mots dans les rubriques ce que tu as appris sur ce qu’elle a vécu durant sa fuite.

Tâche HA-5
Les cinq personnes (Aziz, Abdi, Hayat, Malaika et Mohammed) qui ont fui leur pays sont toutes arrivées en un lieu où elles sont en sécurité, mais où personne ne les attendait, en un lieu où elles ne sont peut-être pas les bienvenues. Comment parviennent-elles à trouver leurs marques dans ce nouvel environnement? Quels sont leurs perspectives et leurs rêves? Et quelle est la réalité? Comment pourrait-on faciliter leur intégration?

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«Bonjour, je m’appelle Hayat Hamid. J’ai 35 ans et je viens de Syrie.»
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«En Syrie, je vivais avec mon mari Fouad, nos deux enfants et ma belle-mère, Rima, dans un bel appartement à Homs.»
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«Mon mari travaillait dans une société de télécommunications et moi, j’enseignais dans une école primaire située près de chez nous. Ma fille, Leïla, était en deuxième année dans cette même école.»

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«Tôt le matin, avant l’arrivée des élèves, je profitais du calme qui régnait dans la salle de classe. Une classe de 30 filles peut devenir incroyablement bruyante! C’était pourtant fascinant de voir mes élèves s’imprégner de tout ce savoir.»

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«Pendant que Leïla et moi étions à l’école, Rima, ma belle-mère, s’occupait de mon fils Hamad. À midi, nous mangions à la maison. Rima préparait le meilleur tisqiye, un gratin de pois chiches. Le vendredi, nous nous retrouvions souvent à la campagne pour un bon repas en famille. Lorsque tous les membres de la famille venaient, nous étions jusqu’à 40 personnes.»
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15 septembre 2014
«Lorsque à Homs notre quartier a été pris entre deux feux, j’ai fui au Liban avec mes enfants et ma belle-mère.»
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«Avant notre fuite, une maison proche de la nôtre a été bombardée. Heureusement, personne ne se trouvait à l’intérieur. Cette frappe visait apparemment un groupe d’hommes politiquement engagés, qui séjournaient dans le quartier.»
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«Nous avons eu peur que l’on nous associe à ces hommes et que l’on nous arrête. Nous nous n'avons dès lors eu d’autre choix que de fuir. Mon mari a toutefois décidé de rester à Homs, et de se cacher, pour veiller sur nos biens et notre appartement.»
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«Avec ma belle-mère et mes enfants, nous avons fui au Liban. En partant, nous n’avons emporté que le strict nécessaire: entre autres, une photo de mon mari Fouad, mon smartphone, mon diplôme d’enseignante et l’ours en peluche de Leïla.»
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«Notre départ précipité a commencé par de longues heures d’angoisse. Nous avons pris le premier taxi jusqu’à la gare routière, où nous voulions emprunter l’un des innombrables taxis communautaires qui se rendent au Liban.»

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«Nous avons dû attendre très longtemps, mais avons finalement pu monter dans un véhicule bondé, pour un prix exorbitant.»
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«Comme notre taxi devait éviter les nombreux barrages et points de contrôle, il nous a fallu un temps fou pour quitter la ville. Il faisait sombre et nous n’entendions que les coups de feu et les bombes. Nous étions morts de peur.»

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«Des parents éloignés nous ont accueillis dans leur garage, où j’ai tendu des tissus pour séparer la partie où nous dormions de la partie habitation. Les parois étaient nues et nous étions très à l’étroit.»
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«Au Liban, nous avons été enregistrés comme réfugiés par le HCR. Chaque mois, nous recevons un bon alimentaire d’une valeur de 20 dollars qui permet à peine d’acheter un pain par jour. Mais au moins, cela contribue un peu aux repas.»
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«Cela fait maintenant plusieurs années que nous vivons dans ce garage et nous représentons une grande charge pour nos proches. Ils nous fournissent de la nourriture, de l’électricité et de l’eau. Je leur en suis très reconnaissante. La seule chose que je puisse faire pour eux, c’est de les aider dans leur petit magasin. Bien que nos hôtes soient très prévenants, je sens que nous représentons pour eux une charge de plus en plus lourde.»
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«Je fais quelques travaux de couture à domicile. Cela me rapporte un peu d’argent. Mes clients me félicitent souvent pour mon travail. Nous avons beaucoup de chance d’être ici, car, même s’il y a souvent des coupures d’eau et d’électricité, nous avons assez d’eau pour vivre.»
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«Ma belle-mère souffre de diabète. Comme nous n’avons pas d’argent pour acheter ses médicaments régulièrement, sa santé se dégrade de plus en plus.»

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«Notre autorisation de séjour au Liban arrive bientôt à échéance. Sans elle, nous risquons d’être arrêtés à tout moment.»
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«Ici, dans le nord du Liban, beaucoup d’écoles ont été assainies et rouvertes grâce à des projets d’aide. L’école est maintenant sécurisée et adaptée aux besoins des enfants et Leïla peut enfin retourner en classe avec d’autres enfants syriens et libanais. Cela lui change un peu les idées. Elle pleure souvent la nuit. Elle rêve alors de bombardements.»

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«Beaucoup d’amies de Leïla ne vont malgré tout pas à l’école, car elles doivent aider leurs parents et gagner de l’argent. Malheureusement, un enfant sur deux est toujours obligé de travailler et ne peut pas aller à l’école.»
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«Fouad me manque beaucoup. Nous ne parvenons que très rarement à nous parler. Je me fais beaucoup de souci pour lui. J’espère que la guerre va cesser bientôt et que nous pourrons rentrer le retrouver.»
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«Grâce au soutien de la Suisse et à l’aide internationale, un cousin de mon mari a pu rouvrir son magasin de fruits et légumes dans la vieille ville de Homs. Fouad vient parfois lui donner main forte.»
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«Les premières familles rentrent au pays. La crainte de nouvelles attaques et persécutions, et donc d’une nouvelle fuite, reste pourtant bien présente. Et tant de choses ont été détruites dans tout le pays.»
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Camps de réfugiés
Au Liban, il n’existe pas de camps officiels pour les réfugiés syriens. Ceux-ci vivent disséminés à travers le pays dans des appartements, des hébergements collectifs, des habitations en construction, des garages, des entrepôts ou encore sous tente. En moyenne, le loyer mensuel est de 164 dollars américains (2015).

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Tapis de prière
Hayat est de confession musulmane et prie tous les jours. La prière est l’un des cinq piliers de l’Islam. Cinq fois par jour – au lever du soleil, à midi, l’après-midi, au coucher du soleil et tard le soir – les croyants pratiquants déroulent leur tapis, l’orientent vers la Mecque, la ville la plus sainte de l’Islam, et prient.

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Pauvreté
Malgré l’aide financière fournie par les organisations humanitaires, beaucoup de réfugiés ont de la peine à joindre les deux bouts. En tant que pays d’accueil, le Liban atteint également ses limites. En 2017, 76% des réfugiés syriens vivaient au Liban en dessous du seuil de pauvreté (3,84 dollars par jour) et plus de la moitié d’entre eux souffraient d’extrême pauvreté.
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Haricots borlotti
«Barbunya fasulye» est l’expression turque pour «haricots borlotti». Ils sont produits par DURU, une société alimentaire turque. DURU a été fondée en 1935 et a son siège à Karaman, dans le sud de l’Anatolie centrale. Bien que le Liban soit riche en eau, les paysans ne parviennent pas à concurrencer les produits bon marché en provenance de Turquie et d’Égypte. Le Liban importe donc nombre de denrées alimentaires de Turquie.
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Pénurie d’eau
Il devient de plus en plus difficile, pour les autorités libanaises, de répondre aux besoins essentiels des réfugiés et de la population locale. C’est pourquoi la Suisse a décidé de venir en aide aux autorités locales en mettant en place un système durable de gestion de l’eau de manière à assurer l’approvisionnement de base de la population locale et des réfugiés. L’arrivée des réfugiés n’est pas le seul défi auquel les responsables locaux doivent faire face. Le secteur de l’eau a été négligé depuis de nombreuses années, ce qui explique la faiblesse des infrastructures et la mauvaise gestion de la ressource qu’est l’eau.
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Médicaments
Le Rofenac D est un analgésique contre l’arthrite et les rhumatismes ; il est produit en Arabie saoudite et peut s’acheter au Liban. Au Liban, une boîte de 20 comprimés coûte 8 468 livres libanaises, soit environ 5,70 francs. Après six années de guerre, beaucoup de réfugiés ne peuvent plus s’en acheter. Ils ont largement puisé dans leurs économies, n’ont souvent plus aucun revenu et utilisent les 20 dollars de leur carte de débit spéciale pour acheter du pain, du savon, etc.

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Restrictions
En raison des restrictions imposées par les autorités libanaises, de nombreux réfugiés syriens n’ont plus de titre de séjour valable. Ils peuvent se faire arrêter n’importe quand, n’ont guère accès aux principaux services et ne sont pas protégés par les autorités en cas d’abus.
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La Suisse réhabilite des écoles
Depuis 2014, la Suisse réhabilite des écoles dans le nord du Liban. Les bénéficiaires de ce projet sont les enfants qui ont fui la Syrie avec leurs parents ainsi que des enfants libanais. La réhabilitation des écoles vise à empêcher que ces jeunes ne deviennent une « génération perdue ». Depuis le lancement du projet, les bâtiments rénovés ont accueilli près de 6000 élèves supplémentaires.
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03 Z-3ha

Situation précaire
Les personnes déplacées vivent en moyenne pendant 17 ans dans une situation précaire. L’accès à l’éducation et à la formation professionnelle évite qu’une nouvelle génération ne grandisse sans perspectives. La situation précaire et l’extrême pauvreté rendent difficile l’accès à l’éducation et à une activité économique. Ces jeunes se sentent exclus de la vie sociale, se sentent impuissants et frustrés. Le capital humain de cette génération, pourtant vital pour l’avenir de la région, est en voie de perdition.
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Genfer Konvention

Durant l’entre-deux-guerres déjà, la Société des Nations, précurseur de l’Organisation des Nations Unies (l’ONU), avait commencé à développer une base juridique internationale en vue de protéger les réfugiés. La Convention relative au statut des réfugiés a été conclue à Genève le 28 juillet 1951. Son protocole additionnel de 1967 lui confère une validité universelle.
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Cette convention reste, à ce jour, le principal instrument international de protection des réfugiés. Elle définit clairement les critères à remplir pour obtenir le statut de réfugié ainsi que la protection, l’aide et les droits sociaux que les États signataires doivent accorder aux réfugiés. Elle définit aussi les obligations des réfugiés vis-à-vis de l’État qui leur accorde l’asile et exclut du statut de réfugié certaines catégories de personnes, comme les criminels de guerre.

À ce jour, 148 États ont adhéré à la Convention de Genève sur les réfugiés ou à son protocole additionnel de 1967.
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International Schutzb.

Les réfugiés sont également appelés personnes à protéger au niveau international. Sont toutefois également considérées comme des personnes à protéger les personnes qui, bien que n’étant pas persécutées, courraient un grave danger si elles devaient rentrer dans leur pays – par exemple du fait d’une guerre, de troubles ou de catastrophes environnementales ou naturelles. Contrairement aux personnes qui quittent leur pays pour des raisons économiques, les personnes à protéger – tout comme les réfugiés – ne peuvent plus bénéficier de la protection de leur État d’origine.
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Humanitäres Visum

Les personnes qui font l’objet d’une menace directe, immédiate et grave, dans leur pays d’origine ou de provenance peuvent demander un visa humanitaire auprès d’une représentation suisse à l’étranger (ambassade ou consulat). Un tel visa leur permet d’obtenir une autorisation d’entrer en Suisse afin d’y suivre la procédure d’asile. Ce type de visa ne peut normalement être demandé que par des personnes qui se trouvent encore dans leur pays de provenance, et non par celles qui séjournent dans un pays tiers.
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Flüchtling

Est considérée comme réfugié toute personne craignant d‘être persécutée dans son pays d’origine en raison de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance ethnique, de ses convictions politiques ou de son appartenance à un certain groupe social, et ayant été forcée de fuir et de quitter son pays. La procédure d’asile vise à déterminer si une personne répond à ces critères et se trouve de ce fait dans l’impossibilité de rentrer dans son pays d’origine.

Le graphique montre des réfugiés, y compris des personnes qui se trouvent dans une situation similaire à celle des réfugiés (source: HCR 2018).
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Migrant/in

Les migrants quittent leur pays en quête d’une vie meilleure, pour trouver du travail ou retrouver des membres de leur famille. Ils peuvent rentrer dans leur pays sans crainte. Alors que les États peuvent décider s’ils comptent ou non accueillir des migrants, ils ont l’obligation de protéger les réfugiés en vertu de traités internationaux. La plupart des migrants entrent légalement dans le pays où ils séjournent. Ceux qui n’ont pas cette possibilité empruntent parfois des itinéraires dangereux et font appel à des passeurs pour traverser la frontière.
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Globaler Pakt Fl.

En décembre 2018, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté le Pacte mondial sur les réfugiés. Son but consiste à améliorer la gestion des flux migratoires et à développer des solutions durables pour les réfugiés grâce à la coopération et la solidarité internationales Le pacte comporte quatre objectifs clés :
1. soulager la pression exercée sur les pays qui accueillent des réfugiés ;
2. permettre aux réfugiés de ne plus dépendre de l’aide humanitaire ;
3. élargir l’accès aux programmes de réinstallation et à d’autres programmes humanitaires d’accueil ;
4. promouvoir les conditions permettant aux réfugiés de rentrer en sécurité, et de leur plein gré, dans leurs pays d’origine.
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Binnenvertriebene

Personnes ou groupes de personnes qui ont été forcées ou contraintes de quitter leur foyer en raison d’un conflit armé, de violences généralisées, de violations des droits de l’homme ou de catastrophes naturelles, et qui n’ont pas franchi une frontière internationalement reconnue. Ils sont également appelés Internally displaced persons (IDPs).
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Komplemtärer Schutz

Als «komplementären» oder «ubsidiärer Schutz» bezeichnet man den Schutzstatus, der international schutzbedürftigen Personen gewährt wird, die keinen Flüchtlingsschutz erhalten. Einen solchen Status gibt es im nationalen Recht vieler Staaten und auch im EU Recht. In der Schweiz gibt es einen solchen Status dagegen bisher nicht. International schutzbedürftige Personen erhalten eine vorläufige Aufnahme. Die Einführung des subsidiären Schutzes wird allerdings von vielen Experten und Organisationen, so auch EKM und UNHCR, gefordert. Auch der Bundesrat setzt sich für die Schaffung eines solchen Status ein.
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Nasen Initiative

L’Initiative Nansen a été lancée conjointement par la Suisse et la Norvège en octobre 2012 et s’est achevée fin 2015. Elle visait à améliorer la protection des personnes contraintes de fuir leur pays en raison de catastrophes naturelles. La prochaine étape de ce processus consiste à mettre en œuvre l’Agenda pour la protection, qui matérialise les enseignements et les conclusions de l’Initiative Nansen. Un mécanisme de suivi a été créé à cet effet: la Plateforme sur les déplacements liés aux catastrophes, lancée lors du sommet mondial sur l’action humanitaire à Istanbul, en mai 2016, et qui a entamé ses travaux en juillet 2016 sous la présidence de l’Allemagne. La Suisse continuera à s’impliquer activement dans ce domaine et soutiendra, en tant que membre de la plateforme, la mise en œuvre de l’Agenda pour la protection.
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Staatenlose

Sont dites «apatrides» les personnes qui ne possèdent la nationalité d’aucun État. L’apatridie est un problème mondial dont la portée et les conséquences pour les personnes concernées n’obtiennent toutefois pas l’attention qu’elles méritent. L’apatridie est un sujet politiquement sensible, de sorte que beaucoup de gouvernements préfèrent ne pas tenir de statistique en la matière. Sur la base d’études récentes, on estime qu’il y a environ 10 millions d’apatrides de par le monde, non seulement dans les pays en développement, mais aussi dans les pays industrialisés. L’apatridie peut avoir diverses causes, dont la discrimination, des lacunes dans la législation sur la nationalité d’un État ou l’effondrement d’un État.
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Dans le pays dans lequel ils vivent, les apatrides sont privés de nombreux droits et souffrent de profondes inégalités. Ces désavantages compliquent considérablement l’accès à l’éducation et au marché du travail, mais aussi des actes de la vie courante comme se marier, voyager ou acquérir un bien. Dans de nombreux pays, un apatride rencontre de nombreux obstacles pour se faire soigner dans un hôpital, porter plainte devant un tribunal ou ouvrir un compte bancaire. Juridiquement, ils évoluent dans un univers parallèle et vivent en marge de la société.
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Non Revoulment

Le principe de non-refoulement interdit l’extradition, l’expulsion ou le renvoi d’une personne vers un pays où elle craint d’être persécutée. Ce principe est inscrit dans la Convention relative au statut des réfugiés:
Art. 33: Défense d’expulsion et de refoulement

(1) Aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de son appartenance ethnique, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques.
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(2) Le bénéfice de la présente disposition ne pourra toutefois être invoqué par un réfugié qu’il y aura des raisons sérieuses de considérer comme un danger pour la sécurité du pays où il se trouve ou qui, ayant été l’objet d’une condamnation définitive pour un crime ou délit particulièrement grave, constitue une menace pour la communauté dudit pays.

Des interdictions de refoulement similaires sont inscrites dans d’autres conventions sur les droits de l’homme, telle la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).
L’art. 25 de la Constitution fédérale suisse reprend également ce principe.
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Tâche MO-1
Découvre, à l’aide des informations qui figurent sur le site Internet, comment Mohammed vivait avant de fuir son pays. Inscris les résultats dans les quatre rubriques et discutes-en avec les membres de ton groupe.

Tâche MO-2
Les motifs qui amènent une personne à fuir son pays sont variés. Fais-toi une idée de la situation qui régnait en Syrie lorsque Mohammed a fui ce pays et note les principaux éléments. Essaie aussi d’identifier les raisons qui ont conduit Mohammed à fuir.

Tâche MO-3
Décris, au moyen de la carte, l’itinéraire suivi par Mohammed : quels pays a-t-il traversés durant sa fuite?

Tâche MO-4
Mohammed a traversé des moments difficiles avant de quitter son pays. Le récit de sa fuite permet de s’en faire une idée. Note sous forme de mots-clés dans les rubriques ce que tu as appris sur ce qu’il a vécu durant sa fuite.

Tâche MO-5
Les cinq personnes (Aziz, Abdi, Hayat, Malaika et Mohammed) qui ont fui leur pays sont toutes arrivées en un lieu sûr. Un lieu où personne ne les attendait, un lieu où elles ne sont peut-être pas les bienvenues. Comment parviennent-elles à trouver leurs marques dans ce nouvel environnement? Quels sont leurs perspectives et leurs rêves? Et quelle est la réalité? Comment pourrait-on faciliter leur intégration?

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«Bonjour, je m’appelle Mohammed Abdulla. J’ai 34 ans et je viens de Syrie. Ma femme, Batoul, et moi avons deux enfants, Walid et Amina.»
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«Nous vivions à Homs. Avant la guerre, c’était une ville florissante. Nous n’avons jamais pensé que nous devrions fuir un jour. En tant qu’ingénieur, j’avais un bon emploi et ma femme travaillait comme infirmière.»
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«Notre fils Walid était devenu un beau garçon et notre fille Anina pouvait vivre normalement, malgré son problème cardiaque. Nous ne manquions de rien. Nous avions une maison, toujours assez à manger et beaucoup d’amis.»

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«Au cours d’une manifestation pacifique contre le gouvernement syrien, des gardes armés m’ont arrêté et jeté en prison. Ils m’ont battu et humilié chaque jour. La nuit, des hommes venaient plusieurs fois dans ma cellule et me versaient un seau d’eau sur la tête.»
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«Pendant deux mois, j’ai reçu des électrochocs et ai été battu. Les policiers croyaient que j’étais un militant politique et voulaient que je leur livre des informations. Comme je ne pouvais rien leur révéler, ils ont fini par me libérer. Pour moi, c’était l’enfer. Ce séjour en prison m’a brisé psychiquement.»
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13 avril 2012
«Je ne me sentais plus en sécurité ici et j’avais très peur. Je ne voulais plus qu’une chose: quitter la Syrie! En partant, nous n’avons emporté que le strict nécessaire : un téléphone portable, quelques habits, des médicaments et nos passeports syriens. Peu avant la frontière libanaise, cinq hommes nous ont interceptés et ont pointé leurs kalachnikovs sur nous. Pour nous laisser continuer notre route, ils ont exigé une grosse somme d’argent. Nous avons pu payer, mais cela nous a coûté presque toutes nos économies.»
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«Dès notre arrivée chez le cousin de ma femme, nous sommes allés nous enregistrer comme réfugiés auprès du HCR, qui nous a accordé une petite aide financière. Avec nos dernières économies et l’aide de la famille de mon épouse, nous parvenions tout juste à nous en sortir.»
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«Après deux ans passés au Liban, le HCR nous a choisis pour participer au programme de réinstallation, car je ne parvenais pas à me remettre des suites des tortures, faute d’une prise en charge médicale et psychologique. Je vivais sans cesse dans la crainte que nous soyons découverts et arrêtés, puisque nous n’avions pas de permis de séjour au Liban.»

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«Comme nous étions dans l’incapacité d’acheter des médicaments, l’état de santé de ma fille se dégradait.»
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«Nous avons entendu parler de nombreuses familles qui ont fait appel à des passeurs pour se rendre en Europe. Beaucoup de personnes sont mortes en route ou ont été arrêtées.»
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«Grâce au programme de réinstallation, nous pouvons entrer légalement en Europe. Nous étions déjà informés sur la vie en Suisse. Mais c’était difficile d’imaginer la vie dans une culture si différente de la nôtre. Je n’arrivais pas à croire à notre chance : nous allions pouvoir commencer une nouvelle vie en Suisse.»

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Scanner d’iris
Le HCR utilise ce système de reconnaissance de l’iris au Liban. En plus de la saisie des données personnelles, le scan de l’iris fait partie de la procédure d’enregistrement des réfugiés. Scanner l’iris prévient toute erreur dans l’identification d’une personne.
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Rapidus 50 est un médicament contre la migraine et les symptômes du stress posttraumatique. Il est produit en Arabie saoudite et peut être acheté au Liban. Au Liban, une boîte coûte 8 468 livres libanaises, soit environ 5 fr. 70. Après six années de guerre, beaucoup de réfugiés ne peuvent plus s’acheter des médicaments. Ils ont épuisé toute leur épargne, n’ont souvent plus aucun revenu et ils utilisent les 20 dollars de leur carte de débit spéciale pour acheter des denrées de première nécessité (pain, savon, etc.).
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«Une fois en Suisse, après quelques semaines passées dans un grand centre pour requérants d’asile, on nous a transférés dans un centre plus petit abritant huit autres familles.»

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«Comme nous étions déjà reconnus comme refugiés, nous n’avons pas dû faire d’autres auditions. Nous avons pu tout de suite participer à des cours de langue et d’intégration.»
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«Huit mois plus tard, nous avons emménagé dans un appartement de trois pièces. Après quatre mois de cours d’allemand intensifs, nos enfants peuvent aller à l’école. Mon diplôme d’ingénieur électricien n’est malheureusement pas reconnu en Suisse. C’est difficile de trouver du travail, alors que je voudrais vraiment me rendre utile. Quand je saurai mieux l’allemand, j’aimerais faire un apprentissage d’électrotechnicien.»
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«Ma femme Batoul aimerait aussi travailler comme infirmière, mais sa formation n’est pas non plus reconnue ici. Nous espérons qu’elle trouvera un emploi approprié avec l’aide du conseiller qui suit notre famille. En attendant, elle aide les personnes âgées du quartier à faire leurs courses, ce qui lui permet d’améliorer son allemand.»

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«Avec ma dépression, j’ai de la peine à apprendre l’allemand. Il me faut beaucoup de patience. Les enfants ont appris l’allemand sans problème et ont déjà plein d’amis. Ils se sont bien habitués à leur nouvelle vie ici, ce dont je suis très reconnaissant. Nos proches nous manquent et nous nous faisons du souci pour ceux qui sont restés au pays.»
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Kit d’hygiène
Tout nouvel arrivant dans un centre fédéral pour requérants d’asile en Suisse reçoit un kit d’articles de toilette comprenant une brosse à dents, de la pâte dentifrice, un produit de douche, du shampoing et, selon le sexe, un set de rasage ou des serviettes hygiéniques.

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Centre fédéral pour requérants d’asile

Comme les requérants d’asile ne restent que peu de temps dans les centres fédéraux, les enfants n'y vont pas à l’école mais peuvent suivre des cours de langue. Dès leur transfert dans un centre d’hébergement cantonal, les enfants sont scolarisés à l’école publique.
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Asylsuchende/r

Un requérant d’asile est une personne qui se rend dans un pays dont elle n’a pas la nationalité pour y demander l’asile, c’est-à-dire pour y être accueilli et y obtenir protection, et dont la procédure d’asile est encore en cours.
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Resettlement

Avec le retour volontaire et l’intégration dans le pays de premier accueil, la réinstallation est l’une des trois formules permettant d’assurer une protection durable aux réfugiés. Ce terme désigne la possibilité accordée à des réfugiés qui ne peuvent pas rester dans le pays de premier accueil de s’établir durablement dans un État tiers prêt à les accueillir, à leur accorder l’asile et à assurer leur intégration.
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Ayant accédé à l’indépendance vis-à-vis du Soudan en juillet 2011, le Soudan du Sud est le plus jeune État du monde. Les recettes publiques proviennent à 95 % de la production de pétrole.

La capitale est Juba

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Le Soudan du Sud est agité depuis 2013 par une guerre civile. Les violences visent certains groupes ethniques.
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Plus de 2,3 millions de personnes sont en fuite, ce qui correspond à près d’un tiers de la population de la Suisse.
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Près de la moitié de la population du Soudan du Sud dépend actuellement de l’aide alimentaire.
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Il y a peu, le pays possédait l’un des plus grands cheptels par habitant.
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Tâche MA-1
Découvre, à l’aide des informations qui figurent sur le site Internet, comment Malaika vivait avant de fuir son pays. Inscris les résultats dans les quatre rubriques et discutes-en avec les membres de ton groupe.

Tâche MA-2
Les motifs qui amènent une personne à fuir son pays sont variés. Fais-toi une idée de la situation qui régnait au Soudan du Sud lorsque Malaika a fui ce pays et note les principaux éléments. Essaie aussi d’identifier les raisons qui ont conduit Malaika à fuir.

Tâche MA-3
Décris, au moyen de la carte, l’itinéraire suivi par Malaika : quelles régions a-t-elle traversées durant sa fuite?

Tâche MA-4
Malaika a été longtemps sur les routes – souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Le récit de sa fuite permet de s’en faire une idée. Note sous forme de mots-clés dans les rubriques ce que tu as appris sur ce qu’elle a vécu durant sa fuite.

Tâche MA-5
Les cinq personnes (Aziz, Abdi, Hayat, Malaika et Mohammed) qui ont fui leur pays sont toutes arrivées en un lieu où elles sont en sécurité, mais où personne ne les attendait, en un lieu où elles ne sont peut-être pas les bienvenues. Comment parviennent-elles à trouver leurs marques dans ce nouvel environnement? Quels sont leurs perspectives et leurs rêves? Et quelle est la réalité? Comment pourrait-on faciliter leur intégration?

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«Bonjour, je m’appelle Malaïka Awuor Deng Garang. J’ai 16 ans et je viens du Soudan du Sud.»
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«Je vivais avec mes parents et mes quatre frères et sœurs dans un village sur la rive du Sudd, un marais situé dans le nord du pays.»

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«Ma famille appartient au groupe ethnique des Dinkas.»
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«Mon père élevait des vaches et ma mère quelques chèvres.»
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«Ma mère vendait de la bière de mil faite maison au marché hebdomadaire. Elle me permettait parfois de l’accompagner. Une fois, j’ai même goûté la bière sans qu’elle s’en aperçoive.»
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«Mes amies me manquent. Je fabriquais souvent des colliers de graines colorées avec elles.»

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Colliers de graines (Soudan du Sud)
Ces colliers, faits avec des graines végétales et d’autres matériaux naturels, sont très répandus en Afrique de l’Est et de l’Ouest. Les femmes les confectionnent pour leur usage personnel ou pour les revendre au marché ou à des intermédiaires.


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15 septembre 2014
«Lorsque la guerre civile a atteint notre village, nous avons été obligés de fuir. Lors de cette première attaque, des soldats ont tué mes parents et deux de mes frères et sœurs. J’ai réussi à me sauver avec mes deux petits frères en m’enfuyant dans la brousse.»

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«Un jour, pendant que je ramassais du bois pour le feu, j’ai entendu des cris. Cette fois-ci, les soldats sont parvenus jusqu’à notre cachette. Quand je suis arrivée sur place, mes frères avaient disparu sans laisser de trace.»
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«Après avoir longtemps cherché, j’ai appris que mes frères avaient été enlevés. Comme j’avais peur d’être moi aussi recrutée de force, j’ai dû partir.»
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«Je me suis mise en route avec un groupe de jeunes pour rejoindre le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya.»
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«Je n’ai emporté que le strict nécessaire : un tissu contenant des provisions, une bâche qui peut servir de toit, mes tongs, des vêtements de rechange et un petit bidon à eau.»

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«L’eau que j’ai bue durant le trajet était le plus souvent très sale.»

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«Durant ma fuite, j’ai vécu des événements traumatisants. Un soir, alors que j’étais allée seule chercher du bois pour le feu, j’ai été agressée et violée.»
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«C’est la pire chose que j’aie jamais vécue. Aujourd’hui encore, j’ai beaucoup de peine à en parler.»

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1200 km jusqu’à Kakuma
Les tongs ou nu-pieds sont très répandus au Soudan du Sud. Les gens portent le plus souvent des tongs en plastique, car elles sont moins chères. Les tongs en cuir sortent de l’ordinaire.
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«Après plusieurs semaines de marche à travers la brousse et la steppe, je suis enfin arrivée à Kakuma.»
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«Au camp de réfugiés de Kakuma j’ai dû donner mon nom, mon âge et mon lieu d’origine. Je n’ai pas de papiers d’identité, mais les traits de mon visage et mes tatouages prouvent que je viens du Soudan du Sud et que je suis Dinka.»
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«Après que mes empreintes digitales ont été prélevées, j’ai reçu une carte de rationnement pour la nourriture et l’eau. Pour dormir, on m’a attribué une place de couchage dans une partie du camp réservée aux mineurs non accompagnés.»

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«Depuis plusieurs semaines, j’ai des nausées le matin. Je suis donc allée à l’hôpital. En m’examinant, un médecin a découvert que j’étais enceinte. Quel choc ! C’est à cause du viol.»
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«Comme je suis enceinte, j’ai reçu une autre carte de rationnement avec laquelle je peux obtenir des produits frais dans différents petits magasins situés dans le camp.»

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«Je partage ma hutte avec d’autres femmes. Nous cuisinons ensemble sur un four solaire et nous relayons pour la corvée d’eau. Je suis contente d’avoir ce four solaire. Grace à lui, nous ne devons plus sortir aussi souvent chercher du bois, ce qui est très dangereux pour nous.»
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«Pendant que je cuisine, je bavarde souvent avec les autres femmes. Elles me donnent beaucoup de conseils utiles pour ma grossesse.»
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«Comme le camp est mal éclairé, j’évite de me déplacer seule la nuit. J’ai peur d’être à nouveau agressée par des hommes dans l’obscurité. Les lampes solaires placées aux endroits stratégiques aident un peu et je peux donc aller aux toilettes même la nuit.»
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«Une séance d’information a été organisée pour présenter le programme de formation Skills for Life, auquel je me suis tout de suite inscrite. J’y ai appris à lire, écrire et calculer ! Je vais d’ailleurs bientôt terminer ma formation de couturière.»
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«Mon rêve est d’ouvrir un jour un petit atelier de couture dans le camp.»

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«Des rumeurs circulent sans cesse, selon lesquelles le gouvernement kenyan aurait l’intention de fermer le camp. Ce que j’aimerais, c’est de retourner dans mon pays pour chercher mes frères. Mais tant que la guerre civile y durera, c’est trop dangereux.»

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«Je me fais aussi du souci quant à mon avenir. C’est pourquoi j’hésite à accepter la proposition de mariage de Moses. Il a certes déjà 45 ans et je ne l’aime pas, mais il pourrait nous aider et nous protéger, mon enfant et moi.»
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En fuite, sans parents
Quand les combats commencent, il est fréquent que les enfants prennent la fuite et ne retrouvent ensuite plus leurs parents. Ils courent alors un risque accru d’être abusés, enrôlés de force ou réduits en esclavage. Grâce au regroupement familial, ces enfants non accompagnés sont mieux protégés et ont de nouvelles perspectives. Pour le seul Soudan du Sud, on compte quelque 11 000 enfants disparus ou en fuite sans leurs parents.
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Des organisations telles que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se sont engagées à retrouver les enfants disparus et à les regrouper avec des survivants de leur famille. Les familles sont recherchées dans les camps de réfugiés au moyen de mégaphones.

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Le HCR et ses partenaires se chargent de donner aux réfugiés un accès aux services de base. Ils couvrent les besoins fondamentaux tels que l’hébergement, l’eau, la nourriture, les soins médicaux et l’éducation primaire.
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Le camp de Kakuma abrite plus de 180 000 réfugiés, répartis sur 4 secteurs. La plupart d’entre eux sont originaires du Soudan du Sud, de Somalie et du Soudan.
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Le camp est une véritable ville: on y trouve 22 écoles, 2 hôpitaux et de nombreuses boutiques. Une ville dont les habitants n’ont toutefois pas le droit de sortir.
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Carte alimentaire utilisée à Kakuma (Kenya)
C’est avec cette carte des Nations Unies que les habitants du camp retirent leurs rations de nourriture. À la remise des denrées alimentaires, la carte est poinçonnée pour éviter que la ration ne soit distribuée à double. Selon sa taille, un ménage reçoit en principe une ou plusieurs cartes. Le nom de la famille et le nombre de personnes figurent au dos de la carte. À l’avenir, ces cartes seront progressivement remplacées par des cartes à puce.

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Bidon à eau
Dans le camp de Kakuma (Kenya), l’eau provient d’une nappe souterraine, d’où elle est extraite à l’aide de pompes. Les réfugiés se servent d’un bidon pour aller chercher leur ration quotidienne (20 litres par personne) au puits communautaire. En Suisse, la consommation moyenne d’eau par personne avoisine 160 litres par jour.

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Agressions sexuelles
Il n’est hélas pas rare que des femmes et des enfants à la recherche de bois soient victimes de violences sexuelles commises par des bandes armées et parfois par des soldats. À cela s’ajoutent les serpents et autres animaux sauvages, les mines anti-personnel ou les munitions non explosées, qui représentent également de grands dangers. Les déplacements en groupes limitent les risques d’agressions sexuelles, d’enlèvements et d’attaques par des animaux sauvages.

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Les fours solaires permettent de préparer un repas pour cinq à six personnes. Un carton recouvert d’une feuille d’aluminium redirige les rayons du soleil vers un récipient de cuisson noir. Celui-ci est entouré d’un film résistant au chaud qui permet d’éviter les pertes de chaleur. Ces fours solaires simples peuvent être assemblés sur place (12 – 15 dollars) et permettent d’économiser jusqu’à 20% de bois de feu.

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Articles d’hygiène
Sur la route de l’exode, les femmes ne peuvent souvent pas se procurer de serviettes hygiéniques et d’articles d’hygiène. Les règles constituent alors un risque. Beaucoup de femmes tombent malades, parce qu’elles doivent réutiliser les serviettes hygiéniques, ne peuvent pas bien les laver ou ne disposent que de tissus sales. Voilà pourquoi on distribue des kit d’hygiène menstruelle. Il comprend un seau, des serviettes hygiéniques lavables (réutilisables jusqu’à 12 fois), ainsi qu’un savon et une corde à linge avec des pincettes et un mode d’emploi en images, car beaucoup de femmes ne savent ni lire ni écrire. Les images sont d’ailleurs un moyen de communication très utile, là où tant de langues se mêlent.
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Lampe solaire
Malaika craint de se faire agresser lorsqu’elle se rend aux toilettes pendant la nuit. Par chance, les lampes solaires donnent un peu de lumière. Ainsi, Malaika se sent plus en sécurité. Elle est également heureuse d’avoir une petite lampe solaire dans sa hutte. Les lampes de camping solaire peuvent se recharger au soleil durant la journée.
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Costume
Malaika a pu participer au programme de formation « Skills for Life » et suivre une formation de couturière pour créer, entre autres, des costumes colorés de ce genre. Elle aimerait devenir designer et se mettre plus tard à son compte.
Le programme Skills for Life a été lancé par la DDC en coopération avec Swisscontact. Il permet d’apprendre divers métiers. L’apprentissage d’un métier permet ensuite à l’intéressé de subvenir lui-même à ses besoins.


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Fermeture du camp
Comme l’aide internationale est restreinte, il est régulièrement question de fermer le camp. De nombreux réfugiés devraient alors retourner là où ils courent de graves dangers. La communauté internationale s’efforce d’éviter que cela ne se produise et mène des entretiens avec le gouvernement kényan pour prévenir la fermeture. Rencontre entre le secrétaire général de l’ONU et le président du Kenya (le 26 janvier 2018, à Addis Ababa, Éthiopie).
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Environ 70% de la population vit de l’agriculture.

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Durant les vingt années qui ont suivi la chute de son dictateur, en 1991, la Somalie a été en proie à la guerre: rivalités claniques, conflits pour le pouvoir, pénuries d’eau et manque de terres.

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Sous le nouveau gouvernement, mis en place en 2012 avec une aide internationale, le pays semble toutefois se stabiliser lentement. Cependant, les nouvelles autorités luttent encore contre le groupe terroriste Al-Shabaab, lié à Al-Qaïda, afin d’empêcher ses attaques contre la population.

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0,9 million de personnes ont fui ce pays à cause du conflit armé, ce qui représente environ un dixième de la population de la Suisse.

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La Somalie possède l’un des réseaux de télécommunication les plus modernes d’Afrique.
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Ce pays a été surnommé la «Suisse de l’Orient» jusqu’à la fin des années 1960. Depuis lors, il est le théâtre récurrent de divers conflits.

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Il compte 18 communautés religieuses reconnues (Suisse: 4).

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Suite à la crise syrienne, des centaines de milliers de personnes se sont réfugiées au Liban. Le Liban est le pays au monde qui compte le plus de réfugiés par rapport à sa population. Aujourd’hui, ce pays accueille plus d’un million de réfugiés syriens et palestiniens, ce qui représente une pression énorme pour un pays comptant à peine six millions d’habitants. La plupart des Syriens sont installés dans des campements de fortune et vivent dans des conditions très difficiles.


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Dans la plaine de la Bekaa, près de la frontière syrienne, un habitant sur deux est un réfugié syrien. Jusqu’à présent, la population locale a fait preuve d’une générosité exceptionnelle envers ces migrants pourtant nombreux. Les réfugiés n’en sont pas moins une lourde charge pour ce pays, dont les capacités d’accueil sont proches de la saturation.

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La chanteuse Shakira est Libanaise, car son père est originaire du Liban.
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Damas, capitale de la Syrie, a été fondée il y a plus de 7000 ans. Avant le début de la guerre, un tiers de la population active travaillait dans le secteur industriel.

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La guerre civile a éclaté à la suite de manifestations pacifiques contre le gouvernement, qui ont eu lieu en 2011 dans le sillage du printemps arabe.

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Les manifestations ont pris de l’ampleur et se sont rapidement transformées en un conflit armé. La ville de Homs a été l’une des premières à subir des bombardements massifs. Certains quartiers sont complètement détruits.

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6,7 millions de personnes sont en fuite à cause de ce conflit armé, ce qui correspond à environ 4/5 de la population de la Suisse.

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La Syrie est considérée comme le berceau des civilisations de notre planète: la Mésopotamie.


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Environ 75% de la population vit dans des villages, tandis qu’en Suisse il n’y a plus que 16% de la population qui vit à la campagne.

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Depuis la fin des années 1970, l’Afghanistan n’a connu que la guerre et des conflits sans fin.

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En Afghanistan, il n’y a aucune sécurité. En moyenne, le pays connaît chaque jour plus de 60 incidents de sécurité. Depuis 2015, l’Afghanistan est également menacé par l’État islamique.

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2,7 millions de personnes sont en fuite à cause de ce conflit armé, ce qui correspond à environ un tiers de la population de la Suisse.

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L’Afghanistan est le pays d’origine de la carotte.
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La minorité musulmane des Rohingyas est depuis fin 2017 la quatrième plus importante population réfugiée de la planète.
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On estime à 1,1 million le nombre de Rohingyas qui ont traversé la frontière birmane ces dernières années pour trouver refuge dans le pays voisin, un nombre qui correspond à environ 13% de la population de la Suisse.
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Depuis son indépendance, le Bangladesh a accueilli à plusieurs reprises des réfugiés rohingyas dans les années 1970 et 1990. L’arrivée récente de plus de 700 000 Rohingyas au Bangladesh constitue toutefois la plus importante vague de réfugiés.

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Le Myanmar - l’ancienne Birmanie - est le pays d’origine des rubis rouge sang, la pierre précieuse de couleur la plus recherchée.
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Le delta du Gange (également appelé delta du Gange-Brahmapoutre ou delta du Bengale) est le plus grand delta du monde. Comptant près de 240 bras, ce delta forme la grande partie du Bangladesh.

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La production de miel et de cire offre un nouvel espoir aux apiculteurs du Darfour.

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Lorsque la guerre a éclaté dans le Darfour (ouest du Soudan) en 2003, des milliers de personnes, dont Abdul-Aziz et sa famille, ont cherché refuge dans des camps pour déplacés internes.

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En quittant leur village, le petit paysan et sa femme ont perdu tout ce qu’ils possédaient..
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Mais le camp de Mukjar, situé dans le Darfour occidental, n’a pas pu offrir de perspectives à Abdul-Aziz, notamment parce que ce camp était largement surpeuplé.
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Tout en sachant que la situation ne s’était pas améliorée dans leur village, les deux époux ont décidé de retourner à Bindisi, dans l’espoir de reprendre leurs activités dans l’agriculture et l’apiculture.

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Abdul-Aziz a eu de la chance, car il a pu rejoindre une nouvelle association d’apiculteurs.

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«Grâce à ce projet, je suis à présent en mesure de nourrir ma famille. Je produis du miel et de la cire que je vends sur le marché local.»
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Un grand nombre de femmes, dont Nor Elsham Abdlgadir Mohamed (21 ans et déjà six enfants), participent au projet et suivent les cours.
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«Chaque semaine, je transforme 50 à 60 portions de cire d’abeille. Je gagne ainsi 28 francs par semaine, ce qui me suffit pour subvenir aux besoins de toute la famille.»
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Bénéficiant d’un soutien financier de la DDC, le projet consacré au miel a redonné de l’espoir à la population tout en associant aide humanitaire d’urgence avec reconstruction et développement à long terme.
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Le camp de Kakuma, dans le nord du Kenya, accueille quelque 185 000 réfugiés, soit un peu plus que la population de la ville de Bâle.
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Actuellement, une personne en fuite séjourne en moyenne pendant 17 ans dans un camp de réfugiés.

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Pour ne pas dépendre entièrement de l’aide d’autrui, même les habitants des camps ont besoin de perspectives, d’un emploi et d’un revenu.

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Si les réfugiés ne sont souvent pas autorisés à s’insérer sur le marché local du travail, la population locale quant à elle ne bénéficie pas de l’aide et du soutien fourni aux réfugiés.

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Pour promouvoir l’intégration, le projet «Skills 4 life» mené à Kakuma est destiné aussi bien aux réfugiés du camp qu’à la population locale.

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La participation au projet relève d’un choix individuel. Les participants ne reçoivent ni indemnisation ni repas gratuit. Ils doivent être mus par la volonté d’améliorer leur situation.

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Fondé sur le principe de l’apprentissage par la pratique, le projet propose une formation informelle et abordable dans douze domaines. Exemples: agriculture, maçonnerie, gestion des déchets, réparation d’ordinateurs et de téléphones mobiles, blanchisserie, couture et tissage.
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Un enseignement de base en lecture et en calcul ainsi que l’acquisition de compétences économiques et sociales complètent la formation pratique.

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Axée sur la pratique, la formation dure entre quatre et cinq mois et débouche sur l’obtention d’un certificat. Les participants acquièrent non seulement une foule de connaissances, mais reprennent aussi confiance en soi.
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La proportion des femmes avoisine 55%.
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«Ce qui est très réjouissant, c’est que des apprentis se sont déjà regroupés pour fonder de petites entreprises.»
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«Ce projet pilote servira de modèle à un programme de formation informelle que nous devrions à l’avenir pouvoir mettre en oeuvre par modules dans d’autres situations et au profit d’autres réfugiés.»
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Mené par la fondation Swisscontact sur mandat de la DDC, le projet redonne un peu de dignité aux gens, atténue la pauvreté et ouvre des perspectives.

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L’Afghanistan compte parmi les pays les plus pauvres et les plus instables du monde.
La DDC met en oeuvre un vaste éventail de projets – développement des autorités locales, promotion des droits de l’homme et soutien au développement socio-économique – afin de contribuer à atténuer durablement la pauvreté dans le pays


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Les droits de l’homme comprennent les droits des femmes.
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Pauvreté, traumatismes de guerre et manque d’expérience des relations de couple conduisent à un taux élevé de violence domestique, avec des conséquences fatales pour les femmes.

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La Suisse veille notamment à former des policières en Afghanistan. Des policières au bénéfice d’une bonne formation sont en effet appelées à jouer un rôle essentiel comme instance de premier recours en cas de violence domestique.

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La Suisse soutient par ailleurs la Commission afghane des droits de l’homme, qui examine des cas spécifiques de violence domestique, et Medica Afghanistan, une ONG locale, qui apporte une aide psychologique et légale aux victimes de violence domestique.

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Le droit à la formation compte parmi les principaux droits de l’homme.
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En Afghanistan, 87 % des femmes ne savent ni lire ni écrire. Mais une grande part de la population insiste de plus en plus pour offrir des possibilités de formation aux filles et s’oppose courageusement à la fermeture d’écoles dans les régions tenues par les insurgés.

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La Suisse soutient deux projets visant à accroître le taux de scolarisation des filles dans quatre provinces du nord de l’Afghanistan.
Les activités sensibilisent la population locale et les dignitaires religieux (mollahs) à l’importance de la formation des jeunes filles et encouragent de manière ciblée la formation d’enseignantes du niveau secondaire.

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Les femmes ont aussi des droits politiques. Mi-juin 2014, des milliers de femmes ont participé à l’élection présidentielle. Elles ont fait la queue pendant des heures devant les bureaux de vote et exhibaient ensuite avec fierté leurs doigts marqués d’encre, prouvant qu’elles avaient voté.


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En prévision du scrutin, des mesures avaient été prises pour encourager la participation des femmes: des organisations de défense des droits de l’homme ont attiré l’attention des femmes sur leurs droits politiques et les ont encouragées à se rendre aux urnes. De l’argent a par ailleurs été consacré à la formation d’agentes de sécurité, qui ont veillé à la sécurité des votantes.


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La Suisse plaide également pour un accroissement de la représentation des femmes au sein des autorités, tant nationales que provinciales, et pour l’égalité d’accès à ces postes.
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Le développement et la réduction de la pauvreté ne peuvent être qu’inclusifs.
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Dans son engagement socio-économique en faveur des régions rurales du pays, la Suisse s’attache en priorité à favoriser la participation des femmes à la production et aux échanges commerciaux.

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Des paysannes récoltent du blé, des légumes, des fruits et des pommes de terre, puis vendent leurs produits au marché. Elles engrangent ainsi un petit revenu et améliorent les conditions de vie de toute la famille.

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Des millions de personnes contraintes de quitter leur pays suite à une catastrophe naturelle ou en raison de la pauvreté ne bénéficient pas du statut de réfugiés aux termes de la Convention de Genève de 1951 relative aux réfugiés. Elles n’ont donc pas droit à une protection.
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L’initiative Nansen, lancée en 2012 par la Suisse en collaboration avec la Norvège, entend remédier à cette lacune.
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L’agenda de protection comprend une liste de mesures concrètes destinées à éviter les déplacements causés par le changement climatique. Elles comprennent aussi des programmes visant à améliorer l’adaptation au changement climatique.


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Les vastes connaissances et les approches innovantes de la Suisse peuvent s’avérer fort utiles dans ce domaine, en particulier dans les secteurs glaciologie, gestion des eaux, prévention des risques, économies d’énergie, sylviculture et protection de l’air.

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L’Inde, la Chine et le Pérou possèdent des glaciers dont la fonte s’accélère, tout comme chez nous. Ces pays s’intéressent dès lors à une collaboration avec la Suisse.
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«Grâce aux études menées dans les Alpes, nous disposons de solides connaissances climatiques. Nous les transmettons aux scientifiques locaux, pour qu’ils observent eux-mêmes le comportement de leurs glaciers.»
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«De leur côté, ils connaissent le contexte social local et savent quelles mesures d’adaptation s’imposent pour sauver des vies.»
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Au Pérou, un système d’alerte précoce a ainsi été mis en place pour le lac Laguna, alimenté par un glacier.

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Située à quelques kilomètres du lac, la ville de Carhuaz reçoit désormais des informations en temps réel et, en cas d’urgence, les autorités peuvent évacuer la population.

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La technologie des filtres à particules est un autre domaine de compétence de la Suisse, qui a été parmi les premiers pays à s’attaquer, dès les années 1990, au problème des gaz d’échappement des moteurs diesel.

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Soucieuse de protéger la santé des ouvriers du bâtiment, la Confédération a imposé l’emploi de filtres sur les engins de chantier et ces filtres retiennent désormais plus de 97% des particules fines.

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Dans le cadre d’un premier projet réalisé par la DDC entre 2004 et 2009, plus de 3000 bus des transports publics de Santiago du Chili ont été équipés de filtres. Ce succès a suscité l’intérêt d’autres villes sud-américaines et chinoises désireuses de moderniser leur flotte de véhicules ou d’engins de chantier.


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«On sait aujourd’hui que les poussières fines sont cancérigènes et provoquent des affections respiratoires.»
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«Les gens savent moins que les particules
de suie jouent un rôle important dans le
réchauffement global et qu’en se déposant
sur les glaciers elles accélèrent leur fonte.»

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Le quartier d’Hay el Gharbé se trouve à quelques kilomètres au sud du centre animé de Beyrouth. Les habitants y vivent dans des conditions très précaires.

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Dans ce quartier défavorisé et les quartiers avoisinants, comme le camp palestinien de Chatila, cohabitent Libanais, déplacés syriens, réfugiés palestiniens et autres travailleurs migrants.

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Au Liban, un pays plus petit que la Suisse, près d'un habitant sur quatre est un réfugié.

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La pression démographique liée à l’immigration est perceptible dans tous les domaines de la vie quotidienne. Elle est particulièrement forte ici, dans les zones pauvres, où les besoins en éducation, en soins médicaux et en eau sont particulièrement élevés.
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C'est pourquoi l'œuvre d'entraide libanaise Tahaddi a créé en 2010 un centre éducatif dans le quartier d’Hay el Gharbé.

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Le toit de l’école sert de cour de récréation et constitue la seule aire de jeux de tout le quartier. Le centre permet d’apporter une certaine normalité dans la vie des enfants.

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Aujourd’hui, plus de 350 élèves suivent divers programmes au centre Tahaddi, qui compte quatre classes préscolaires, onze classes primaires et une centaine d’enfants suivant des cours d’appui.

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Depuis 2012, le centre éducatif Tahaddi accueille également des enfants syriens réfugiés. Certains d’entre eux sont si gravement traumatisés par ce qu’ils ont vécu en Syrie qu’ils ne peuvent plus parler correctement.
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Les enfants qui n’ont jamais fréquenté l’école ou qui ont interrompu leur scolarité peuvent suivre des cours conformes aux exigences du système éducatif national. Le programme est par ailleurs adapté au contexte social difficile qui prévaut.

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L'œuvre d'entraide Tahaddi bénéficie d’un soutien cofinancé par la Principauté de Liechtenstein et la Suisse. Elle offre de réelles perspectives aux plus défavorisés.
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Depuis son indépendance, le Bangladesh a accueilli à plusieurs reprises des réfugiés rohingyas dans les années 1970 et 1990. L’arrivée récente de plus de 700 000 Rohingyas au Bangladesh constitue toutefois la plus importante vague de réfugiés.
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Celle-ci est due à la flambée de violence qui a embrasé l’État de Rakhine, la région la plus pauvre du Myanmar.
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Aujourd'hui, près d'un million de réfugiés du Myanmar vivent dans le district de Cox's Bazar, dans le sud du Bangladesh. Entassés dans des camps surpeuplés, ils vivent dans des conditions précaires.

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La situation dans les camps suscite une vive inquiétude, vu l’exiguïté de l’espace vital à disposition. Ces conditions de vie difficiles accroissent le risque d’apparition de maladies et d’épidémies.
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En outre, la région de Cox’s Bazar est régulièrement exposée aux dangers naturels (cyclones) ainsi qu’aux inondations et aux glissements de terrain provoqués par la mousson.

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L'un des principaux défis est l'accès à l'eau potable, qui est de toute façon très limité dans la région.

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La problématique des installations sanitaires est également très préoccupante. Les réfugiés se chargent eux-mêmes de l’évacuation des excréments. Ils reçoivent une indemnisation en échange de ce travail.

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Les adultes ont appris à utiliser des pastilles qui tuent les bactéries pour obtenir de l'eau potable, explique Kim Müller, membre du Corps suisse d'aide humanitaire.

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Les femmes et les filles reçoivent des serviettes hygiéniques et des sous-vêtements lavables. De plus, des installations sanitaires séparées ont été mises en place, car les femmes réfugiées n'ont souvent pas assez d'intimité pour pouvoir vivre dans la dignité quand elles ont leurs règles.

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Afin d'accroître la capacité d'accueil de deux hôpitaux de la région de Cox's Bazar, l'Aide humanitaire de la DDC a fourni des appareils et des kits de diagnostic. Ces mesures profitent aussi bien à la population locale qu’aux réfugiés.

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L’aide humanitaire a permis aux réfugiés d’avoir un meilleur accès à l'eau potable, à la nourriture, aux installations sanitaires, aux logements et aux soins médicaux.
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Se laver les mains peut sauver des vies.
Dans de nombreux camps de réfugiés, où des milliers de personnes viennent chercher un abri, l’eau se fait dangereusement rare, ce qui entraîne un manque d’hygiène important. Les personnes vivant dans ces camps ne reçoivent que 7 à 11 litres d’eau par jour, alors que la consommation moyenne d’eau en Suisse est de 163 litres par jour et par personne. Une quantité suffisante d’eau sûre* et de produits d’hygiène (par ex. savon) permettrait de lutter contre les maladies endémiques telles que le choléra.

*Par eau sûre, on entend une eau potable ne contenant pas de bactéries pathogènes.


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ILa Suisse est un château d’eau. Il nous suffit d’ouvrir le robinet pour avoir de l’eau propre et sûre. Mais ce n’est pas le cas partout:

«Nous avons passé de nombreux jours dans le Sahara. J’avais tellement besoin de liquide que j’en suis venu à boire ma propre urine.»
(un réfugié mineur non accompagné originaire de Somalie, 17 ans)

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Les réfugiés sont parfois sur la route pendant des jours, voire des semaines. C’est pourquoi le pain et les repas déshydratés, qui se conservent longtemps, constituent pour eux des provisions idéales. Une personne sur neuf se couche chaque soir le ventre vide. Parmi ces personnes, beaucoup sont des réfugiés. Des bons leur permettant d’obtenir des rations alimentaires ou d’acheter de la nourriture leur sont distribués. Au Liban, avec 20 dollars américains, il est généralement possible d’acheter une miche de pain chaque jour pendant un mois.

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À quel point as-tu besoin de ton smartphone au quotidien? Pourrais-tu quitter ton pays sans lui? De nos jours, les téléphones portables ne servent plus seulement à communiquer: ils nous permettent entre autres d’accéder à notre compte bancaire ou de conserver les photos des personnes que nous aimons. Il faut toutefois être prudent: les données qui se trouvent sur le téléphone (par ex. les coordonnées et les photos de famille) sont souvent utilisées comme moyen de chantage par les passeurs et les criminels, qui menacent de faire subir des violences aux personnes restées au pays.

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Les passeurs sont chers et on a besoin de beaucoup d’argent liquide lorsque l’on est sur la route. Souvent, l’argent liquide et les bijoux restent les seuls moyens de paiement acceptés au cours de la fuite.

«Lorsque nous n’avons pas pu donner aux passeurs tout l’argent qu’ils demandaient, plusieurs d’entre nous ont été violés.»
(Meron, réfugié érythréen de 32 ans).

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As-tu besoin d’un médicament particulier, contre des allergies, par exemple ? Les médicaments sont souvent trop chers pour les personnes contraintes à l’exil. Prenons par exemple le Rofenac D, qui est un analgésique contre l’arthrite et les rhumatismes. Au Liban, où une personne sur cinq est un réfugié, 20 comprimés de ce médicament coûtent 8468 livres libanaises, ce qui correspond à 5,70 francs. De nombreux réfugiés ne peuvent plus se permettre d’acheter des médicaments. Ils n’ont plus d’économies et n’ont souvent plus de revenus. Ils ont besoin de l’argent qu’ils reçoivent pour s’acheter les biens de première nécessité (pain, riz, eau, électricité, etc.).

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Les Suissesses et les Suisses ne partent jamais faire du camping sans leur couteau de poche. Grâce à ses différentes fonctions, le couteau de poche est très polyvalent et peut servir dans de nombreuses situations. Son décapsuleur, sa lame, son tire-bouchon, sa scie à bois, son tournevis, etc.: autant d’outils très utiles lors de vacances en plein air. Le couteau suisse constitue donc aussi un outil parfait pour les réfugiés sur la route.
Les couteaux ont-ils une signification différente dans d’autres cultures? Qu’en est-il dans votre classe? Qui connaît les couteaux de poche? Qui en a un? Pour qui les couteaux représentent-ils un tabou?

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Pour les réfugiés, avoir de bonnes chaussures est vital car nombre d’entre eux doivent souvent marcher pendant des jours dans le désert ou dans la montagne. De bonnes chaussures protègent de la chaleur, des blessures et du froid. Mais les personnes sur la route ne peuvent souvent pas se permettre d’acheter de bonnes chaussures et sont alors contraintes de porter des tongs en plastique, qui sont moins chères. Les tongs en cuir sortent déjà de l’ordinaire.

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Sans passeport ou carte d’identité, il est impossible de justifier de son identité. Bon nombre des quelque 70 millions de réfugiés dans le monde ne possèdent pas de tels documents. C’est pourquoi l’enregistrement des réfugiés se fait aujourd’hui souvent au moyen de la reconnaissance de l’iris, qui fait partie intégrante de la procédure d’enregistrement, tout comme la saisie des données personnelles. La reconnaissance de l’iris permet d’identifier chaque personne avec certitude.
En Suisse, un «laissez-passer» est délivré aux requérants d’asile dont la demande a été acceptée ou qui ont été admis provisoirement et qui ne disposent pas de documents d’identité.

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Le portrait

Nom: Tesfaye
Prénom: Helen
Année de naissance: 1996
Nationalité: Érythrée
Etnie: Tigrinia
Langue: Tigrinia
Confession: Chrétienne orthodoxe

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Quelle était la situation en Érythrée avant mon départ?
Depuis l’éclatement du conflit frontalier avec l’Éthiopie en 2002, l’Érythrée est en état d’urgence. S’en est suivie l’instauration d’un service national obligatoire non seulement pour les hommes, mais aussi pour les femmes. L’incorporation dans le service national va souvent de pair avec l’exécution de travaux forcés, et ce, pour une durée indéterminée. La presse et la liberté d’expression n’ont pas leur place en Érythrée, pas plus qu’une justice indépendante. Des cas de tortures dans le cadre du service national et dans les prisons érythréennes sont régulièrement rapportés.

«Je suis venue en Suisse parce que dans mon pays, l’Érythrée, je suis soumise à un service militaire brutal et sans limite de temps.»

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Vie quotidienne durant la procédure d’asile
«Ce qui me manque dans le centre, c’est un espace privé. Je partage ma chambre avec sept autres femmes et ne peux pas recevoir mes amies. Le public n’a pas accès aux centres fédéraux. Cette restriction a pour but de préserver la sphère privée des requérants d’asile. Le week-end ainsi que de 9h00 à 17h00 pendant la semaine, les requérants d’asile peuvent rendre visite à leur parents et amis.»

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Décision
Helen étant déjà enregistrée en Italie, elle a reçu une décision de non-entrée en matière Dublin et doit retourner en Italie. En cas de décision de non-entrée en matière, les autorités suisses ne poursuivent pas l’examen de la demande d’asile. L’accord de Dublin définit quel État membre est compétent pour l’examen d’une demande d’asile. Il vise à éviter que la même demande soit examinée par plusieurs pays. La demande d’asile doit être déposée dans l’État par lequel le requérant est entré pour la première fois dans l’espace Dublin. Dans le cas d’Helen, la demande d’asile relève de la compétence des autorités italiennes.

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«En Italie, je ne connais personne. Ici, j’ai mon cousin et mes copines. Je ne sais pas quoi faire.»
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Perspectives
«J’ai été reconduite en Italie. Je vis maintenant dans un centre pour requérants d’asile à proximité de Rome. Je suis toujours triste de ne pas avoir pu rester là où vit mon cousin, mais j’espère que l’Italie me donnera la protection dont j’ai besoin et ne me renverra pas dans mon pays. De temps en temps, je garde les trois enfants d’une famille italienne. Avec eux, c’est facile d’apprendre la langue. J’aime bien l’italien et je souhaite le parler correctement le plus vite possible. Un jour, peut-être, je pourrai retourner voir mon cousin.»

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Le portrait

Nom: Bahri
Prénom: Yasin
Année de naissance: 1992
Nationalité: Tunisie
Confession: Musulman

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Quelle était la situation en Tunisie avant mon départ?
La pauvreté, le chômage et l’absence de perspectives dans le pays ont conduit, en 2010, un jeune commerçant de légumes qui avait perdu son unique moyen de subsistance à s’immoler, devenant ainsi le symbole de la révolution en Tunisie. Malgré les prudentes réformes démocratiques mises en place, la pression migratoire subsistera tant que les besoins économiques fondamentaux de la population ne pourront être satisfaits et que la jeunesse n’aura aucune perspective d’avenir.

«Je ne trouve pas de travail en Tunisie. C’est un pays pauvre. Pour pouvoir tout de même aider ma famille, je suis venu en Europe, en espérant y trouver du travail.»

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Vie quotidienne durant la procédure d’asile
«En participants aux travaux d’intérêt public, je peux gagner de l’argent de poche et nouer des contacts avec des Suisses. Les requérants d’asile qui séjournent dans les centres fédéraux peuvent participer à des travaux d’intérêt public: déblaiement après des inondations, entretiens de chemins pédestres, tri de déchets, par exemple.»
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Décision
Après seulement deux semaines, Yasin a été informé que sa demande a été rejetée et qu’il devait quitter la Suisse. Selon la loi sur l’asile, la pauvreté et le manque de perspectives ne sont pas des motifs d’asile. Si rien ne s’oppose au retour du requérant dans son pays de provenance, la demande d’asile est rejetée et le requérant doit quitter la Suisse. Les personnes qui retournent volontairement dans leur pays de provenance après avoir vécu en Suisse sans commettre de délit peuvent bénéficier d’une aide au retour.

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«Je dois retourner définitivement en Tunisie. Ma famille m’a prêté beaucoup d’argent pour payer mon voyage en Europe. J’espérais trouver du travail pour pouvoir les aider financièrement. J’ai honte de rentrer les mains vides. Heureusement, je vais pouvoir bénéficier d’une aide au retour. J’aimerais ouvrir un atelier de motos dans mon pays. Pour cela, je reçois de la Suisse une petite aide financière.»
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Perspectives
«Avec l’aide technique et financière de la Suisse, j’ai pu ouvrir mon propre atelier de motos à Tunis. Pour le moment, les affaires marchent bien et me permettent de subvenir à mes besoins. Je suis fier de ce que j’ai construit ici. Mes parents sont contents que je sois rentré au pays. Ils disent que j’ai mûri. C’est vrai. Je regrette qu’ils aient dû s’endetter pour financer mon voyage. Je souhaite faire prospérer mon commerce afin de pouvoir les aider.»

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Le portrait

Nom: Mahdavi
Prénom: Ashkan
Année de naissance: 1993
Nationalité: Iran
Ethnie: Perse
Langue: Perse
Confession: Musulman

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Quelle était la situation en Iran (République islamique d’Iran) avant mon départ?
En Iran, les minorités sont opprimées. Toute personne qui s’aventurerait à critiquer le gouvernement iranien s’expose à de lourdes sanctions infligées sans qu’une procédure judiciaire équitable ne soit menée. Les châtiments corporels et les exécutions sont une pratique courante dans ce pays. Les prisonniers politiques sont souvent maltraités, voire torturés, et n’ont que rarement accès aux soins médicaux.

«Parce que j’ai exprimé librement mon opinion, j’ai été considéré comme un traître à la Révolution iranienne et mis en prison.»
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Vie quotidienne durant la procédure d’asile
«Mon cœur balance entre espoir et désespoir. Heureusement que l’aumônier est là pour m’aider à faire face à cette situation. Chaque centre fédéral pour requérants d’asile a son aumônier. Les occupants peuvent en outre se retirer dans un espace de silence, quelle que soit leurs confessions.»

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Décision
Ashkan a été reconnu comme réfugié politique. Il peut rester en Suisse et se voit délivrer un permis de séjour B. Les persécutions politiques dirigées contre une personne en particulier sont un motif d’asile. Le conjoint et les enfants mineurs d’une personne ayant obtenu le statut de réfugié sont autorisés à entrer en Suisse et obtiennent également l’asile. L’intégration est soutenue et encouragée par le canton. Les réfugiés peuvent travailler dans tous les secteurs économiques.

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«Je suis reconnaissant à la Suisse de m’avoir accordé le statut de réfugié. En Iran, j’ai été interrogé et emprisonné plusieurs fois sur mes activités politiques. Ici, en Suisse, je peux enfin m’exprimer librement. Malgré tout, j’ai toujours l’espoir de pouvoir, un jour, rentrer en Iran.»
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Perspectives
«Je suis très heureux de pouvoir reconstruire ma vie ici, en Suisse. Un jour, peut-être, je pourrai même terminer mes études. Ce ne sera pas facile. D’abord, il faut que j’améliore mon français. Je rencontre régulièrement un étudiant suisse dans le cadre d’un tandem afin de progresser. Cela m’apprend aussi beaucoup de choses sur la Suisse et sa culture. Ma famille et ma vie en Iran me manquent beaucoup: les petites choses du quotidien, comme les plats traditionnels, les senteurs, la voix de ma mère et les rires de mes frères et sœurs. Je me suis fait quelques amis ici – des Iraniens pour la plupart – mais je me sens souvent seul. Ce n’est pas facile de tout laisser derrière soi.»

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Le portrait

Nom: Abdulla
Prénom: Mohammed
Année de naissance: 1982
Nationalité: Syrie
Langue: Arabe
Confession: Musulman

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Quelle était la situation en Syrie avant mon départ?
La guerre civile a éclaté en 2011, dans le sillage du printemps arabe, après que le gouvernement syrien a réprimé dans la violence des manifestations en faveur de la démocratie. La ville de Homs a été parmi les premières à subir des bombardements massifs. Certains quartiers sont complètement détruits. Homs était une ville prospère avant que la guerre n’éclate.

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Vie quotidienne durant la procédure d’asile
«Je suis soulagé que mes enfants ne doivent pas attendre la fin de la procédure d’asile pour pouvoir aller à l’école. Comme les requérants d’asile ne restent que peu de temps dans les centres fédéraux, les enfants ne vont pas à l’école publique, mais peuvent suivre des cours sur place. Dès leur transfert dans un centre d’hébergement cantonal, les enfants sont scolarisés à l’école publique.»

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Décision
Les réfugiés admis en Suisse dans le cadre du programme de réinstallation obtiennent très rapidement le statut de réfugié. Mohammed et sa famille ont reçu un permis de séjour B. Les autorités cantonales proposent des cours de langue et d’intégration pour aider les réfugiés à se familiariser avec les aspects pratiques de la vie en Suisse. Certains cantons proposent également des évaluations de potentiel afin d’améliorer l’intégration professionnelle des réfugiés.

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«Nous sommes tellement soulagés d’être enfin en sécurité. Je souffre toujours des séquelles de la torture et je sombre fréquemment dans de graves dépressions. En Suisse, je peux enfin voir un psychiatre, qui pourra m’aider à surmonter les traumatismes que j’ai subis.»
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Perspectives
«Mon diplôme d’ingénieur n’est pas reconnu en Suisse. Dans un premier temps, j’ai trouvé du travail au service de nettoyage d’un hôpital. Je suis très heureux de pouvoir gagner de l’argent, mais j’aimerais mettre à profit mes compétences d’ingénieur. Il en est de même pour ma femme qui est infirmière. Nous espérons qu’avec l’aide de notre conseiller, nous trouverons un travail adéquat. À cause de mes dépressions, j’ai de la peine à apprendre l’allemand. J’aimerais beaucoup faire un apprentissage, mais mes connaissances de la langue ne sont pas encore suffisantes. Il me faut beaucoup de patience. Les enfants ont appris l’allemand sans problèmes et ont déjà plein d’amis. Ils se sont bien habitués à leur nouvelle vie ici, ce dont je suis très reconnaissant.»

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Le portrait

Nom: Poladi
Prénom: Aziz
Année de naissance: 1984
Nationalité: Afghanistan
Ethnie: Hazara
Langue: Persan (pachtoune et dari)
Confession: Musulman

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Quelle était la situation en Afghanistan avant mon départ?
Depuis la fin des années 1970, l’Afghanistan n’a connu que la guerre. En 1998, lorsque les Talibans sont arrivés du pouvoir, ils ont imposé des règles très strictes. Les femmes ont dû se voiler et cesser de travailler, les filles ont été exclues des écoles. Les hommes devaient se laisser pousser la barbe. La musique, le sport et la télévision ont été interdits. Les Talibans punissaient sévèrement ceux qui ne respectaient pas les règles. Il arrivait même qu’ils exécutent des gens en pleine rue.
L’insécurité reste totale en Afghanistan. On compte chaque jour une soixantaine d’incidents liés à la sécurité. Depuis 2015, le pays est également menacé par l’État islamique.

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Vie quotidienne durant la procédure d’asile
«Les matchs de foot me permettent d’oublier ma peur et mes soucis pendant le temps d’un après-midi. Certaines personnes vivant à proximité des centres fédéraux y font du bénévolat: ils organisent différentes activités comme des groupes de soutien scolaire, des jeux pour les enfants, des manifestations sportives, des cafés-rencontres, des excursions ou des sorties au théâtre. La direction de chaque centre s’efforce de soutenir ces initiatives.»

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Décision
Aziz n’a pas obtenu le statut de réfugié parce qu’il n’a pas pu prouver qu’il était persécuté de manière ciblée et individuelle. Lors des auditions, il a déclaré qu’il avait fui la guerre en Afghanistan. Comme la situation dans son pays ne permet pas de le renvoyer chez lui pour le moment, il est admis provisoirement en Suisse (permis F). Des guerres civiles, de graves problèmes de santé ou des sanctions disproportionnées en cas de retour peuvent être des motifs d’admission provisoire.
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«En Suisse, je me sens en sécurité, mais ce n’est que provisoire. Il faut que je renouvelle mon permis F chaque année. Personne ne sait si je vais pouvoir rester durablement en Suisse. J’espère vraiment obtenir une autorisation de séjour à plus long terme.»
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Perspectives
«Comme beaucoup d’employeurs sont réticents à employer des personnes admises provisoirement, il est très difficile pour nous de trouver du travail. Au bout de trois ans et après avoir reçu d’innombrables réponses négatives, j’ai enfin trouvé une place d’aide-cuisinier dans un restaurant. Mes proches me manquent beaucoup. Leur situation est difficile. J’aimerais pouvoir les aider financièrement, mais je n’ai pas assez d’argent. J’essaie au moins d’entretenir des contacts réguliers. Mon rêve est de fonder une famille ici, dans mon pays d’accueil.»

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Chapitre 1 Fuir

Fuir

Chapitre 2 Faits

Chapitre 3 Termes

Chapitre 4 Pays

Chapitre 5 Gens

Menschen

Chapitre 6 Et toi?

Chapitre 7 CH-Asile

Chapitre 8 Perspectives

Chapitre 9 Liens

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  • Credits: © Mohamed Sheikh Nor, ©UNHCR/ Sahal Abdulle